Lofofora Torture Lyrics

Crois pas qu'on soit arrivé là par hasard.
On atterrit comme un mollard sur un costard à rayures.
Dans mon walkman y'a de la guitare ça fait craquer les écouteurs.
Sur les connards je fais des ratures, des brûlures sur les imposteurs.
Tu peux être sûr, tôt ou tard on te fera la surprise du rencard, comme un scorpion glissé au fond de ta chaussure.
On fera des putains de carnages jusqu'à la Saint glin-glin.
Les abrutis n'ont rien compris, ils sont fidèles comme des chiens.
Donne la patte, baisse les oreilles et va chercher la baballe.
Ils se rendent même pas compte de comment on leur parle.
J'veux voir leurs sales gueules dans la glace quand ils se rasent avant de bosser, avec leurs sourires dégueulasses qui me donne envie de les maltraiter.
J'en fais du délit de faciès quand je vois des chemises bleu ciel, en faisant la queue à la caisse pour y claquer ma paye.
J'ai pas une saloperie de code barre tatoué sur le derrière.
Lofo et moi dur comme la pierre, un coup de calcaire dans tes artères.

Ici la France qui se couche tard.
Le travail c'est la torture.
Représente pour les flemmards.
Tous au bord de la rupture.
Horreur, horaires, salaud, salaire, week-end, prison, malversation.
Factures, galères, fracture, misère, pognon, baston, humiliation.

Ça fait des taches, ça claque, arrache à chaque fois que j'accouche.
Ce qui sort de nos bouches frappe, te touche, c'est pas pour siffler sous la douche.
Toujours présents quand il s'agit d'en remettre une couche, du genre à triturer le problème en remontant à la souche.
On n'est pas des putains de rebelles juste des hommes glucides, cru comme un steak et toxique comme un pesticide.
On préférera se faire immoler comme des bonzes à New Delhi plutôt que de mettre un seul pied dans leurs Garden parties.
Pour écrire mes diatribes, j'ai un grand besoin de drogue, mais pour pourrir un science-po, là bizarrement, j'ai besoin de rien.
On connaît le nom du mec qui voudrait qu'on nous confisque nos amplis, nos grandes gueules et nos consoles de mix.
Tu comprends pas tout ce qu'on dit parce qu'on est des artistes avec le même I.S.T.E qu'il y a dans terroriste.
Comme des équlibristes écrasés sur la piste, fallait pas être en dessous, y a pas de prime de risque.

Ici la France qui se couche tard.
Le travail c'est la torture.
Représente pour les flemmards.
Tous au bord de la rupture.
Horreur, horaires, salaud, salaire, week-end, prison, malversation.
Factures, galères, fracture, misère, pognon, baston, humiliation.

Viens pas nous chialer sur les pompes, le futur sera libéral, à base d'actionnaires, de pompe à fric et de gardénal.
Alors viens pas nous fait pas croire que tu va partager le gâteau.
Tu laisseras la croûte, les miettes, les queues de cerises et leurs noyaux.

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